L'ikat indonésien

L'ikat indonésien

En Indonésie, l’art du textile est l’un des plus riches et développés au monde et l’ikat demeure l’une des techniques traditionnelles les plus délicates et les plus travaillées de l’archipel. A l’instar du batik, l’ikat possède une place prépondérante dans la culture indonésienne.

 

Histoire de l’ikat

L'ikat indonésien
Vieille dame tissant un ikat à Bajawa, sur l'île de Flores, photo © Tony Prince via Shutterstock

La technique de l’ikat serait originaire de Chine et aurait été diffusée au reste de l’Asie avec le développement du commerce maritime dans la région. D’ailleurs le terme « ikat » vient de l’indonésien et signifie « nouer, attacher ».

On retrouve cette pratique artisanale en Amérique centrale et latine, à Majorque, au Ouzbékistan et dans d’autres pays d’Asie. En Indonésie, les petites îles de la Sonde sont très réputées pour leur fabrication traditionnelle d’ikat. On retrouve également cette forme de confection à Java et Sumatra.

Comme le batik, l’ikat demeure un symbole social et permettait d’établir la classe sociale à laquelle appartenait un individu. Certains peuples considèrent encore les ikats comme faisant partie de l’attribut indispensable aux dots des jeunes filles.

 

La technique de l’ikat

L'ikat indonésien
Fabrication de ikat à Bali, photo © Yuki Takahashi via Shutterstock

Pour créer ses tissus ouvragés, les tisserandes vont d’abord dessiner le motif en teignant le fil de trame au préalable. Elles vont ainsi faire apparaître toutes les couleurs figurant sur le modèle, quitte à répéter l’opération autant  de fois qu’il n’y a de couleurs. Par ailleurs, elles protègent les parties à conserver de la teinture en nouant des fils sur les zones à conserver. Ces dessins vont ensuite venir se former au moment du tissage.

Le tissage se fait sur un métier à tisser et les fibres utilisées varient en fonction de la région. Il peut par exemple s’agir de soie, de coton ou de laine. Les bords des motifs demeurent flous, notamment à cause des décalages qui interviennent lors de la confection. La difficulté réside donc dans la précision nécessaire au bon agencement des fils et des couleurs.

Comme on pourrait s’en douter, il s’agit d’un travail long et laborieux, qui peut prendre plusieurs mois. Les ikats indonésiens étaient ainsi des marchandises très précieuses, autrefois exportées par les colons néerlandais. Les plus renommés sont originaires de l’île de Sumba. Les ikats hinggi de cette dernière affichent des couleurs vives, aux motifs présentant des animaux et des figures humaines. De même vous ne retrouverez pas les mêmes ikats à Bali qu’au Timor Timur.

Généralement, les motifs changent en fonction de la région. Certaines variations dans la technique peuvent également apparaître. Certains peuples ajoutent des fils d’or par exemple.

Qu’importe le lieu où vous vous trouvez en Indonésie, on vous recommande vivement d’admirer cette forme d’art. Si vous voyagez dans les petites îles de la Sonde, rendez-vous dans les petits villages traditionnels pour avoir la chance d’assister à la conception des tissus. L’ikat vaut la peine qu’on y jette un coup d’œil !

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