Les danses d'Indonésie

Les danses d'Indonésie

Il est difficile de parler de l’Indonésie sans penser à son incroyable richesse culturelle et artistique. L’immense archipel indonésien possède un vaste répertoire de danses traditionnelles et propres à chaque ethnie qui le compose. Comment ne pas se référer alors aux magnifiques danseurs des palais royaux de Java qui redonnent vie aux épopées indiennes ? Et comment ne pas être séduit par la beauté des danses balinaises que l’on retrouve dans de nombreux villages de l’île des Dieux ? Entre danses modernes et traditionnelles indonésiennes, laissez-vous surprendre par la diversité qu’offre ce beau pays.

Les danses nationales : symboles de l’hégémonie indonésienne

L’Indonésie est un archipel aux diversités culturelles et religieuses nombreuses. On y compte plus de sept-cent groupes ethniques. Chaque région et chaque peuple possèdent ainsi ses propres danses traditionnelles. Il est donc impossible de ne se référer qu’à une seule danse en particulier pour présenter cet immense pays. Pour autant, à l’international, les représentations artistiques mélangent souvent divers types de danses que l’on présente comme « indonésiennes », signant par là une marque et une appartenance au pays tout entier.

Il existe tout de même deux danses considérées comme nationales : le dangdut et le poco-poco (prononcé « potcho-potcho »). Ce sont toutes deux des danses contemporaines indonésiennes apparues au milieu du XXème siècle. Elles signent le début de la modernité du pays et l’arrivée de la musique populaire et rythmée.

Le dangdut s'inspire fortement des films et de la musique indienne et s’est popularisé dans les années 1960. Le poco-poco est originaire de l’île des Célèbes. Il se danse en lignes et en colonnes, que forment des hommes et des femmes. Ils se déhanchent et balancent leurs bras en exécutant les mêmes gestes et mouvements.

Ces deux danses n’ont pas grand-chose à voir avec les danses traditionnelles d’Indonésie, mais elles sont tout de même considérées comme des éléments culturels importants.

 

Les danses traditionnelles : entre cérémonies, rites et protocoles royaux

Les danses d'Indonésie
Danseuse de malap merinu, danse traditionnelle de Kalimantan

Les circonstances des danses traditionnelles changent d’une région à une autre en Indonésie. Elles peuvent être liées à des rites, des cérémonies sociales et religieuses ou au protocole des palais royaux.

A Sulawesi, les habitants du Sud accueillent les visiteurs par une danse de bienvenue appelée pakarena. Elle est mise en scène par des jeunes femmes qui accompagnent leurs mouvements d’un grand éventail. Au nord, les hommes dansent aussi le kabasaran. A l’origine, c’était une danse guerrière pratiquée avant les combats. Désormais, les locaux l'exécutent pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. Les danseurs portent des coiffes surmontées de plumes, des costumes rouges, des épées et des lances. Les influences européenne marquèrent très fortement cette partie de l'île, et particulièrement les danses traditionnelles. Par exemple, les habitants exécutent en couple le katrili, dérivé du quadrille et importé par les colons espagnols.

Les Dayak et les Malais de Kalimantan possèdent eux aussi de nombreuses danses propres à leurs coutumes. Dans la région d'Aceh, au nord de Sumatra, les hommes pratiquent le saman. A genoux, ils jouent des percussions corporelles avec leurs mains et chantent en rythme. L’UNESCO classe cette danse comme un patrimoine culturel immatériel nécessitant d’être sauvegardé. Aussi à Palembang, neuf jeunes filles vêtues de somptueux costumes dorés et colorés accueillent les voyageurs par le gending sriwiyaja.

   

L'héritage hindouiste et bouddhiste de Java et Bali :

Les danses d'Indonésie
Danseuses de legong, à Bali

Les Javanais et les Balinais possédaient autrefois des danses similaires. Celles-ci évoluèrent différemment après que l’île de Java soit devenue musulmane, abandonnant ainsi l’hindouisme. Ces danses trouvent leur origine dans la représentation du Râmâyana et du  Mahâbhârata, célèbres épopées indiennes. Les danseurs reproduisent les légendes et les contes de ces poèmes en incarnant des dieux ou des héros issus de la mythologie hindouiste.

Sur Java, la danse de cour s’est réellement développée sous l’ère du royaume de Mataram. Plusieurs écoles de danses apparaissent notamment dans les palais royaux de Yogyakarta et de Surakarta. Les danses de cour royales les plus connues sont le bedoyo ketawang et le srimpi.

Le bedoyo ketawang est une représentation de la rencontre légendaire entre Ratu Kidul, la reine des Mers du Sud, et le roi de Mataram, Panembahan Senopati. Il est dansé par neuf jeunes filles. Autrefois, ces danseuses étaient généralement de sang royal. Le srimpi est, quant à lui, dansé par quatre jeunes filles, chiffre évoquant les quatre éléments, c’est-à-dire l’eau, le feu, la terre et l’air. A cette époque, on observe aussi l’apogée du théâtre dansé appelé wayang wong.

Sur Bali, le legong kraton est la danse traditionnelle de cour. Représentation du ballet céleste de nymphes divines, trois petites filles l'exécutent. La condong incarne une suivante de la cour et danse en solo. Les legong, personnages de sang royal, la rejoignent ensuite sur scène. Ces dernières portent des costumes identiques et dansent de façon synchronisée. A Bali, il n’est pas rare d’assister à un beau spectacle de legong.

 

Les danses traditionnelles indonésiennes de nos jours : un patrimoine culturel à transmettre

Les danses d'Indonésie
Cour de dance à Bali

Autrefois, les nobles et les membres royaux se réservaient l’apprentissage et la présentation des danses de cours royales. Depuis lors, une démocratisation des techniques et des pratiques artistiques s’instaura dans les villages et permit ainsi la transmission des nombreuses danses indonésiennes.

Aujourd’hui, on trouve des écoles d’art du spectacle dans presque toutes les grandes villes d’Indonésie. Le tourisme contribue aussi à revaloriser la discipline, notamment en créant une demande importante de spectacles et de représentations.

De nombreux artistes indonésiens contemporains désirent aussi aider à perpétuer les traditions, en souhaitant notamment offrir un rayonnement international de la culture indonésienne.

Si vous êtes de passage à Java, sachez aussi que chaque année a lieu le ballet célébrant le Râmâyana.  Ce spectacle se déroule tous les soirs, durant la saison sèche devant les temples de Prambanan. Laissez-vous émerveiller par la beauté de la mise en scène et par la grâce des danseurs. Il s'agit souvent des meilleurs d’Indonésie !

Et si vous avez la chance d’assister à d’autres cérémonies de danses, ailleurs dans l’archipel, n’hésitez pas à profiter des beaux spectacles que vous offriront ces Indonésiens, passionnés par leur patrimoine et leurs traditions !

NOS CIRCUITS
Lie a ce conseil de voyage
Parfum the Mongolie
14 jours - 2,350$
Parfum the Mongolie
14 jours - 2,350$

Bonjour

Je suis Alice de "Azimuth Adventure Travel". Envoyez nous votre demande, et nous vous répondrons sous 24H
Prix d'un appel local
(+33) 09 70 19 62 82